Les trois paroisses

Eglise Saint Denys de Châteaurenard

L’origine de l’église de Châteaurenard remonte probablement à la fin du XIIème siècle, début XIIIème, date de construction de la nef romane.

Au milieu du XIVème siècle, l’ancien chœur roman fut remplacé par un chœur gothique.

Le clocher carré, ancienne tour des remparts, fut rehaussé une première fois en 1540, puis à nouveau vers 1798, quand il fallut installer une horloge visible de très loin.

Entre 1832 et 1848, d’importants travaux d’agrandissement furent menés. On construisit alors les nefs latérales et la façade de l’église, à l’ouest, avec sa grande rosace et son porche en plein cintre, montrant saint Denys, sculpté en ronde bosse.

On peut y admirer des boiseries du XVIIème, ainsi que plusieurs toiles attribuées à Nicolas Mignard : «Saint-Eloi et le miracle du pied de cheval coupé» (1656) actuellement (an 2018) en restauration, qui trône au-dessus de l’autel dédié à saint Eloi. Aux fonts baptismaux, pourvus d’une belle cuve en marbre blanc, nous attend «la Vierge présentant l’Enfant Jésus à saint Antoine de Padoue en présence de saint François», saint Joseph au premier plan, contemplant la scène, un genou en terre (1645). «Le martyr de saint Denys» portant sa tête coupée, le prêtre Eleuthère et le diacre Rustique à ses pieds, complète cet ensemble de trois huiles sur toile classées aux Monuments Historiques le 8 juillet 1975. Près de l’entrée sud, une autre huile sur toile attribuée à l’école de Raphaël donne à voir une superbe «Visitation».

A l’emplacement de l’autel autrefois dédié à sainte Madeleine, aujourd’hui disparu, demeure un vitrail représentant la sainte femme reconnaissable au flacon de parfum précieux qu’elle tient dans ses mains.

Tout près de sainte Marie-Madeleine, à gauche du chœur, se trouve une chapelle dédiée à la Vierge Marie, mère de Jésus, entourée des deux saintes Maries de la mer, Marie-Salomé et Marie-Jacobé, qui a été restaurée en 2008.

A droite du chœur, un autel a été érigé – tel un formidable ex-voto qui retrace le message de la Belle Dame de la Salette, en remerciement de la guérison miraculeuse qui rendit à Thérèse Nicolas, paroissienne de Châteaurenard, le 8 septembre 1873, l’usage de ses jambes paralysées. La rocaille représentant la montagne de la Salette a été réalisée en pierres de quartz, malheureusement ternies par la fumée et la poussière.

Un peu plus au sud, dans la chapelle de saint Joseph, construite au XIXème siècle par les charpentiers, se trouve le «monument aux morts», un gisant en mémoire du soldat inconnu. On peut lire sur des plaques de marbre la liste des morts et disparus des dernières guerres. Dans cette chapelle a été accrochée une toile monumentale représentant le Christ en croix ; cette œuvre a été offerte à la paroisse par un peintre châteaurenardais, alors que Père Maurice ROLLAND y était curé.

Sur les piliers qui soutiennent l’édifice, on peut suivre les quatorze stations d’un chemin de croix de style sulpicien qui a été restauré à la fin du siècle dernier sous l’impulsion du Père Thierry GALLAY.

Père Maurice ROLLAND, curé de 2008 à 2017, a offert une Vierge en marbre de Carrare, représentant Marie à Cana, qui a été sculptée par un artiste Novais. De nombreuses statues permettent la dévotion : au baptistère, on peut voir un groupe représentant sainte Anne et sainte Marie enfant, puis, au gré des autels latéraux, le saint curé d’Ars, saint Antoine de Padoue, saint Roch, sainte Thérèse de l’Enfant Jésus, la Vierge de Lourdes, etc …

Eglise saint Baudile de Noves

La construction de l’église de Noves s’échelonne du X° au XX° siècle. Elle est protégée par le grand mur du rempart.

A la nef romane d’origine s’ajoutent outre la sacristie, 2 collatéraux et 7 chapelles :
St Roch, St Baudile, Le Sacré Cœur, Ste Catherine, les fonds baptismaux, St Eloi, Ste Philomène.

Cette église est dédiée dès le X° siècle à St Baudile (légionnaire romain et diacre martyrisé à Nîmes en l’an 300).

Elle est surmontée d’un clocher lanterne comportant 3 cloches à l’origine, mais à la restauration du clocher, inauguré en 1994,
a été installé un carillon avec 5 cloches (LA : la foi ; RE ; l’espérance, MI : la charité ; DO : la Paix ajoutée à la cloche FA de 1819).

«Des générations de chrétiens ont contribué à son édification. Elle est œuvre de foi.

Faite de pierres matérielles, notre Église St Baudile symbolise l’église de Jésus-Christ,
faite de ces pierres vivantes que sont les chrétiens.
Ceux des siècles passés l’ont fait vivre et remplir sa mission d’annonce de évangile.

De leur foi vécue dans le monde de ce temps, dépend l’Eglise de demain.»

(Propos recueillis auprès du Père TRON Joseph, curé de la Paroisse de Noves,
lors de l’inauguration et transcrits dans la revue Église St Baudile de Noves consacrée à la restauration du bâtiment)

Plusieurs statues de Saints (témoins de la chrétienté) sont dans l’église :
Ste Anne et Marie, St François d’Assise, Saint Baudile, St Antoine du désert, St Blaise et d’autres).
Ils témoignent  de l’Amour de DIEU pour tous au cours des siècles et pour l’éternité.

Église saint Maxime d’Eyragues.

Son histoire est ancienne et sa restauration récente : an 2000.

Les origines de l’église se confondent avec celles du pays.

An 1094, on retrouve la mention des marais de airagua.

An 1202, Innocent III fait mention d’une propriété des moines de Montmajour du nom de Airaguae.

Le 12ème siècle est une référence architecturale : apparition de l’arc brisé, précurseur de l’ogive : notre église, par sa voûte, donne l’origine de sa construction.

Vers 1360, apparition en Provence des fortifications de village : l’église saint Maxime est un édifice de style cistercien provençal d’allure défensive car surmonté de remparts à créneaux, renforcés vers 1538 pour faire échec aux armées de Charles Quint. Le démantèlement des remparts a commencé vers 1820.

Aujourd’hui (2018) : La restauration moderne a commencé en 2001, sous la direction du curé Père Thierry Gallay. Une des idées générales était de revenir à l’aspect originel du monument, à savoir la mise en valeur de la pierre de Barutel, de l’albâtre de Roquemaillière (Gard).

Le maître-autel, à la croisée du transept, sépare le chœur de la nef, est placé au milieu des fidèles comme le souhaitait Vatican II. La chapelle du Christ est d’époque Renaissance avec son plafond à caissons (pierre de Barbentane).

Les fonts baptismaux, inspirés du baptistère du V° siècle de Vénasque (Vaucluse), rappellent le baptême par immersion des premiers temps chrétiens.

Ce texte a été élaboré avec la compétence de l’architecte des bâtiments de France et validé par le Père Gallay.