Patrimoine et histoire

Pélissanne

Pelissanne_mainL’église Saint Maurice a été construite en 1830.

Elle a été bâtie à l’emplacement d’une chapelle du Xème siècle qui s’était écroulée.

Ses dimensions sont imposantes : 42 mètres de long, 27 mètres de large et 17 mètres sous la voûte. Son architecture toscane en fait un bâtiment sobre et massif, qui contraste avec l’intérieur : tableaux, fresques, et trompe-l’œil décorent l’édifice.

Vous pourrez d’ailleurs y admirer un retable en triptyque du XVème siècle, où figure une Vierge à l’Enfant sur le panneau central, Saint Roch sur celui de gauche, et Saint Sébastien sur celui de droite. Il fut très certainement commandé pendant l’épidémie de peste.

 

Plissanneglise

Le clocher de style gothique date de 1625.

Fragilisée par le tremblement de terre de 1909, la flèche fut reconstruite peu après le séisme.

Par ailleurs, il aurait été pris pour modèle par Daguerre, pour sa première expérience photographique en extérieur.

 

 

 

 

 

Plissanne_OratoireStMauriceL’église est dédiée à Saint Maurice.

Saint Maurice et ses compagnons de la légion thébéenne ( v. 287) sont des militaires romains martyrisés à Auganuum (Agaune), devenu depuis Saint Maurice du Valais.
Dès que Maximien devint empereur d’Occident (286), il décida d’y exterminer les chrétiens. Pour cela il fit venir de Thèbes en Égypte la légion qui s’y trouvait cantonnée. Il n’aurait pas pu tomber plus mal. Les six mille soldats qui la composaient étaient chrétiens. Ils refusèrent d’exécuter les ordres impériaux. Sur quoi ils furent massacrés jusqu’au dernier. Telle est du moins la légende de la Légion thébaine.  Ce qui est vrai sans doute, c’est que le décurion Maurice et plusieurs légionnaires refusèrent de prendre part à une cérémonie païenne. Ce pourquoi ils furent exécutés.

Oratoire Saint Maurice

Lançon de Provence

Lançon de Provence reste fidèle à ces 2 martyrs chrétiens car sa chapelle et son église portent le même vocable.

L’église paroissiale, dédiée à Sainte-Julitte et à Saint-Cyr, est construite au XIVème siècle sur un éperon rocheux au centre du village. Un premier agrandissement intervient au XVIIème siècle. Toujours à base d’éléments architecturaux dépouillés et massifs, le nouvel édifice va prendre ses appuis autour de la chapelle primitive.

Durant la seconde moitié du XVIIIème siècle, l’édifice est embelli par le repavage, en 1762, du sol de la nef et la mise en place du maître-autel actuel. Entre 1777 et 1780, d’importants travaux permettent de prolonger la nef centrale et d’édifier le portail monumental précédé d’un escalier et la tour-beffroi surmontée d’un élégant campanile en fer forgé si caractéristique du midi de la France.

L’église a subi d’importantes transformations depuis sa première édification il y a plus de 600 ans, et a souffert d’un entretien insuffisant, spécialement au niveau des toitures. Les désordres impactent aujourd’hui la structure même du bâtiment et sont susceptibles d’affecter la sécurité des pratiquants, obligeant la commune à décider de sa fermeture le 5 septembre 2015. Indépendamment des détériorations qui concernent la structure de l’édifice, les parois intérieures connaissent un état de vétusté avancé.

 

 

 

Une souscription a été lancée pour la restauration de cette église.

En attendant sa réouverture, les offices se déroulent dans la chapelle qui se trouve au bas du village, au bord de la D113 : Chapelle St Cyr.

Cette chapelle romane, en pierre de Calissanne, datant du XIème  siècle superbement proportionnée et conservée, aux formes très pures, devait être le centre du village premier. Restaurée en 1867, inscrite aux Monuments Historiques en 1926, elle présente une nef unique de trois travées terminées par une abside en cul-de-four, les chapelles latérales présentent une ouverture ronde de petite taille. Deux autres petites ouvertures se trouvent sur le chœur. Le clocher, auquel il ne reste qu’une cloche, surplombe le toit. La toiture de lauzes repose sur une corniche à modillons simples, aucune allégorie n’y figure.

 

 

Sainte Julitte et Saint Cyr

Julitte était une dame noble résidant à Iconium, ville d’Asie Minieure. Elle se trouva rapidement veuve et sa préoccupation première fut d’élever dans la foi chrétienne son jeune fils Cyr. L’enfant avait trois ans lorsque l’empereur romain Dioclétien décréta une terrible persécution contre les chrétiens.

Julitte s’enfuit avec son fils et deux de ses servantes ; elle se réfugia d’abord à Séleucie, puis à Tarse où le gouverneur Alexandre la fit arrêter immédiatement. Elle se présenta paisible au tribunal, son fils dans ses bras. Affirmant avec force qu’elle était chrétienne, Julitte refusa de sacrifier aux idoles et fut livrée à de nombreux supplices.

Cyr, enfant âgé alors de trois à cinq ans, séparé de sa mère, portait ses yeux sur elle et criait : « Je suis chrétien, moi aussi, je suis chrétien ! » Le gouverneur voulut l’amadouer, le prit sur ses genoux et le caressait. Mais l’enfant se défendait avec ses petits poings, si bien que le gouverneur, excédé, le prenant par le pied, le jeta du haut de son siège sur les marches du tribunal (ou le jeta contre un mur selon une autre version). L’enfant eut la tête brisée et mourut sur le coup. Saint Cyr est l’un des plus jeunes martyrs de la chrétienté.

Tandis que la foule murmurait, Julitte remercia Dieu de ce qu’il avait couronné son fils avant elle. Après bien des souffrances, elle fut conduite au lieu des exécutions. À genoux, elle pria Dieu de recevoir le sacrifice qu’elle faisait de sa vie. Elle eut la tête tranchée le 16 juin, vers l’an 304.

Sur le mur nord de l’église de Saint Cirgues (Haute-Loire) se trouve l’inscription suivante :

« Au IVe siècle après Jésus Christ, en Asie Mineure, Kérikos (Cyr) et sa mère Julitte, tous deux chrétiens, sont faits prisonniers lors de la persécution de Dioclétien. Tentant plus d’une fois de torturer l’enfant, les soldats virent leur cruauté punie. En effet, tous les gestes néfastes visant à blesser Cyr se retournaient, grâce à l’aide de Dieu, contre les bourreaux qui se retrouvaient tantôt brûlés, tantôt ébouillantés ou encore flagellés… Le juge du palais, fou de rage, en vint à attraper l’enfant par les pieds, et avec violence lui brisa la tête contre les marches du tribunal.»

Aurons

L’église d’Aurons est placée sous la protection de St Pierre aux liens.

Elle date du 11ème  ou 12ème siècle. Elle est  située au cœur du village, adossée au rocher, apparent dans la chapelle de la Vierge à l’intérieur de l’église.

 

 

 

 

Le village est dominé par une statue de la Vierge dont voici l’histoire :

Il n’est pas possible de traiter l’historique de la Vierge à l’Enfant qui domine et protège la commune d’AURONS sans parler de l’origine même du village.

AURONS s’est créé autour du château dont voici l’historique. Ancien château du Xème siècle reposant sur des bases romaines, il fut propriété des Comtes de Provence. En 1167, Alphonse 1er le cède à Raymond de Bollène, archevêque d’Arles, en échange de la Baronnie de Fos. Le château est, par la suite, vendu pour participation à la rançon de François 1er, prisonnier à Pavie en 1526. En 1575, le château passe aux mains de la famille De Cordoue. En effet, c’est l’espagnol Antoine de Cordoue (on l’appelait Decorde ou Descorde) qui l’acheta : il devint alors propriétaire du Castellas et des terres seigneuriales. Pendant les guerres de religion, le château subit sa première destruction sur ordre de Richelieu. Plus tard, les Cordoue se réinstallent dans le château reconstruit au pied du rocher, jusqu’à la Révolution. Le château devient alors la propriété de la famille Florans. Il est à nouveau vendu, dans les années 1930, à Sœur Louise de Saint Vincent de Paul, et transformé en colonie de vacances des enfants et des jeunes filles des œuvres. A la fin de la seconde guerre mondiale, le château est en grande partie détruit : les allemands y avaient installé un dépôt de munitions qu’ils font sauter avant de partir. Il est racheté par l’Abbé Jourdan, curé d’Aurons, qui en fait don à sa commune en 1956.

La Statue de la Vierge à l’Enfant en pierre d’Oppède, était implantée dans les jardins du château. Lors de l’incendie provoqué par les Allemands au moment de leur retraite précipitée en 1945, (d’après la légende, récente certes), la Vierge sortit indemne, immaculée, sans trace de l’incendie mais fut vendue à un antiquaire du coin. Un enfant du pays qui n’était autre que le fils du maire de l’époque ne supporta pas cette disparition et décida de la retrouver. Ce qu’il fit et pour l’acquérir, il lança, une souscription auprès des villageois. La Vierge revenue au village, il fallut lui trouver une place digne de sa légende. Ainsi le jeune mécène, succédant à son père aux commandes du village, décida au début des années 60 de la placer aux vues de tous et en protection du village sur le promontoire au dessus de l’église, appelé depuis le rocher de la Vierge, au dessus des grottes du Castellas, derniers vestiges du château avec la colonnade qui bordait les jardins, et deux de ses tours . En 2000, toujours en poste, vouant une réelle vénération à la Vierge, et peut être aussi meurtri par les épreuves familiales, il demande au curé de Pélissanne, Aurons n’ayant plus de prêtre sédentaire, que soit organisée une procession le 14 août au soir. Depuis, chaque année, la procession mariale d’Aurons regroupe une cinquantaine de personnes qui descendent du promontoire à l’église en louant la Vierge Marie sur le thème de l’un des mystères de la vie de Marie.

La Barben

A La Barben, les offices ont lieu dans la chapelle du château.

Voisine du château, elle date, comme lui,  du XIe siècle. Autrefois propriété des marquis de Forbin, cette chapelle a été léguée par le dernier marquis à la commune de La Barben. A l’intérieur, vous pourrez admirer une « Transfiguration » du peintre Mimault, datée de 1632. Des offices y sont célébrés à l’occasion des baptêmes et mariages.

Le château de La Barben, construit au 11e siècle, fut la propriété du Bon Roi René au 15e siècle, puis des marquis de Forbin à partir du 15e siècle et pendant 5OO ans. Aménagé en château de plaisance du 17e siècle, il présente de magnifiques jardins à la française, dessinés par Le Nôtre. (http://chateaudelabarben.fr/en/)