Le patrimoine

Eglise Saint Vincent des Baux

L’Église paroissiale saint Vincent, à la fois romane et renaissance, est caractéristique des constructions baussenques par sa partie troglodytique.
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– Dédiée à saint Vincent, né en Espagne au IIIe siècle, martyr, patron des vignerons pour la sonorité de son nom et parce qu’il était diacre, il émane de ses pierres de taille une impression d’harmonie et de sérénité.
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– D’une grande sobriété, elle est illuminée par les vitraux de Max Ingrand, de facture contemporaine et figurative. Ils proposent un cheminement spirituel en compagnie des saints, au cœur de la vie du pays, vers Jésus Sauveur !
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– Dans la chapelle des bergers, creusée dans le roc, se trouve toute l’année, la charrette du pastrage, ancienne cérémonie que perpétuent les habitants des Baux à chaque messe de minuit.
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– Pour comprendre ce lieu chargé d’histoire et de foi, l’équipe de pastorale du tourisme se consacre au long de l’année à rendre l’église accueillante et chaleureuse.
– Elle favorise la découverte de la foi chrétienne et du culte catholique et initie des moments de spiritualité chrétienne ;
– Elle fait en sorte de présenter le témoignage de foi de ceux qui au fil des siècles ont construit
St Vincent des Baux, qui l’entretiennent et y célèbrent et surtout d’en faire un lieu de paix et de rencontre avec Dieu.
– Chaque été, un programme d’art sacré et des temps forts spirituels sont proposés

Eglise Saint Martin du Paradou

L’église du Paradou, dédiée à Saint Martin de Tours, ne constitue sans doute pas un chef d’œuvre d’architecture ni de style, la communauté chrétienne de Saint Martin de Castillon (devenu Le Paradou en 1796), elle même peu fortunée, n’ayant jamais bénéficié des libéralités de riches mécènes.

Les visites pastorales des Évêques aux XVIIème et XVIIIème siècles mentionnent, d’ailleurs, le piteux état du bâtiment: les toits fuient, le sol n’est pas pavé, la chaire s’écroule, etc. Mais, dans son état actuel, elle présente un exemple, pratiquement intact, de l’art religieux de la fin du XIXème siècle tout en témoignant de la continuité d’une pratique religieuse reconnue en ces lieux depuis plus de 1000 ans, à travers les évolutions et les révolutions.

Sa discrétion même contribue à un charme sans prétention qu’apprécient ses paroissiens mais aussi les visiteurs de passage.

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Eglise Sainte Croix de Maussane

  L’église paroissiale Sainte Croix a fait l’objet d’une inscription sur l’inventaire supplémentaire des monuments historiques (ISMH) en 1997, pour l’ensemble des ses qualités artistiques et architecturales.
Achevée en 1754 après 4 ans de travaux, c’est un édifice néo classique de belles dimensions (ensemble église et presbytère d’une emprise au sol de plus de 40m par 30m, pour un intérieur de 3 nefs de largeur 18m et de longueur 24 m). L’architecte avignonnais Joseph A Mottard et son commanditaire Messire Joseph Laugier de Monblan avaient vu grand pour une communauté qui, à l’époque, comptait moins de 1000 habitants.
Haute tour carrée, le clocher est terminé par une balustrade ajourée et un campanile en fer forgé à la structure très aérée.

  L’intérieur est une construction à 3 nefs et à chevet plat. Le décor, d’une grande sobriété, présente toutefois quelques détails ornementaux : cartouches moulurés, clefs de voute décoratives. Une porte monumentale (voussure de Saint Antoine) ouvre sur la nef centrale à l’appareillage soigné. Surélevée par rapport aux deux collatéraux, cette dernière prend jour directement par de grandes baies, côté sud. Par un effet de symétrie, celles ci se répètent côté nord, mais ce sont des fenêtres aveugles en raison du mistral. Sculptée dans la masse, la chaire se dégage du pilier central. Construction remarquable, elle est classée Monument Historique.

 

 

 

 

Les éléments de décoration intérieure ont été rajoutés essentiellement au XIX siècle : le maitre autel en marbre date de 1847 ; les boiseries du tour du chœur sont en noyer, inscrites sur l’ISMH
Comme tous les vitraux historiés de l’église, la verrière en fronton date du xix siècle. Elle représente une déposition de croix pleine de mouvement et d’expression. Fait à signaler : la composition reproduit, en l’inversant, un tableau du XVII siècle exécuté par Charles le Brun et retenu par Louvois pour la chapelle du château de Versailles.
La visite de la nef latérale nord commence par la chapelle des fonds baptismaux, éclairée par deux vitraux. En remontant, on découvre l’autel dédié à St Eloi avec ses attributs, tenaille et marteau, gravés en médaillon. L’autel suivant est dédié à Saint Marc l’évangéliste. Au fond, autel dédié à Saint Joseph.
La nef latérale sud, dédiée à la Vierge, est enrichie de divers tableaux et sculptures dont une dormition de la vierge, datée de 1656 (au fond à droite) et un groupe représentant Sainte Anne (la mère de Marie) et la Vierge enfant (1er autel à droite en montant).

Eglise Saint Jacques le Majeur à Mouriès

Au XIe siècle, Mouriès possédait plusieurs sanctuaires dépendant tous de la puissante abbaye de Montmajour qui nommait le curé. C’est une longue histoire qui jalonne ainsi plus de mille ans de vie religieuse et en particulier de vie de notre église, placée sous le patronage de Saint Jacques le Majeur, disciple du Christ. D’ailleurs, l’Eglise fait partie du chemin de St Jacques de Compostelle (Rome / Compostelle).

Il faut se plonger dans plusieurs ouvrages pour découvrir de nombreux éléments historiques, notamment :

– l’ensemble des recherches historiques sur MOURIES de Yves Arthus à la fin des années 90, appuyées notamment sur la consultation de nombreuses délibérations municipales de 1800 à nos jours …

– le livre « Les Baux et Castillon » de l’abbé Paulet, au début du XXe siècle

– le devis descriptif de 1778, établi pour la construction de l’église actuelle, document particulièrement détaillé de 43 pages manuscrites, toujours consultable !

Nombre de ses lignes sont ainsi directement extraites de ces ouvrages … remerciements à leurs auteurs.

En effet,  avec sa belle nef corinthienne et ses quatre chapelles de chaque côté, l’Eglise fut inaugurée en 1782. Elle succédait à une chapelle dédiée à Saint-Jacques, déjà mentionnée, en 1079, dans une Bulle de Grégoire VII. Elle fut érigée en vicairie perpétuelle en 1639.

« La chapelle de Saint-Jacques menaçait ruine en 1769; il fut pris alors diverses délibérations sur la construction et l’emplacement d’un autre édifice. Pendant ce temps la chapelle s’écroula. Les paroissiens assemblés aussitôt délibérèrent aux fins de faire ordonner qu’elle fût reconstruite aux dépens de la Commune des Baux.

Plusieurs propriétaires se pourvurent par requête du 12 juin contre cette délibération. LE BLANC de Servane l’attaqua devant le Parlement et contribua sans doute à obtenir un arrêt rendu le 20 juin 1775, mettant les Maires, Consuls et Communauté des Baux hors de cour et de procès, et condamnant les habitants aux dépens envers les parties: total 1215 fr. 19 s. 8 d. L’édifice fut inauguré an 1782 et conserva le titre de Saint-Jacques le Majeur.”

 L’église fut dévastée à la Révolution puis fermée en 1795 et enfin ré ouverte en 1802 pour la messe de minuit.

Totalement restaurée ensuite, elle fut consacrée le 12 mars 1822 par l’Archevêque d’Aix, chef du Diocèse dans lequel on venait d’inclure la paroisse de Mouriès qui, jusqu’en 1789, dépendait de l’Archevêque d’Arles.

Depuis ce temps, nombreuses ont été les interventions de réparations sur cet édifice, jusqu’en 2018, lorsque la mairie a lancé un important travail de réfection touchant notamment aux toitures et aussi au clocher qui a retrouvé son allure d’antan. En effet, il n’avait pas résisté  au tremblement de terre de 1909 qui dévasta tout un ensemble de constructions et fit de nombreuses victimes sur l’axe principal de la faille dite de Lambesc, accident tectonique majeur de la Provence.

La première délibération communale que l’on peut trouver mentionnant ces travaux sur l’église est datée du 18 messidor an 8 (7 juillet 1800) !

Et rares sont les années qui suivent, sans moultes délibérations suivies, ou pas, de travaux de restauration, consolidation, réparations diverses …

Le 17 novembre 1826 eut lieu une séance extraordinaire, monsieur François – Marie de BDNNECORSE y déclara

“Messieurs, plusieurs d’entre vous n’ignorent point que depuis plusieurs années l’on aperçoit que la tour dont il s’agit (le clocher) menace ruine, puisque toutes les marches de l’escalier qui sont de pierre de taille sont brisées et que chaque jour il se forme de nouvelles crevasses aux murs, ce qui annonce un grand vice de construction, soit par la mauvaise qualité du mortier qu’on y a employé, soit par la peu de soin qu’on a au en établissant les fondations qui ont cédé au poids énorme qu’elles supportent et a occasionné les crevasses que l’on aperçoit à la voûte de l’église qui serait en partie entraînée ai la tour du clocher venait à s’écrouler. J’ai donc cru devoir consulter des gens de l’art qui ont trouvé le danger imminent et qui ont pensé que le seul moyen de l’éviter était d’abattre cette tour et de la reconstruire sur le même plan et avec tous les matériaux susceptibles d’être employés avec avantage. Je vous engage donc, Messieurs à prendre an considération les observations que j’ai l’honneur de voua transmettre et à délibérer à ce sujet. A la suite de cette déclaration, le Conseil considérant que les craintes exprimées par Monsieur le Maire sont fondées et qu’il est évident que la tour du clocher assise sur de mauvaises fondations ne tarderait pas de s’écrouler si on n’y portait un prompt remède et convaincu d’ailleurs de l’inutilité des réparations qu’on pourrait y faire et qui ne seraient pas sans danger, abattre cette tour et de la faire reconstruire avec solidité et charge Monsieur RIPPERT, géomètre, l’un de ses membres, d’en dresser plans et devis qui seront joints à la présente délibération pour être soumis à l’approbation de Monsieur le Préfet du département.”

Ce fut la première séance d’une série de dix: 17 novembre 1826, 22 janvier 1827, 10 septembre 1827, 9 mars 1828, 6 mai 1828, 15 mars 1829, 6 mai 1829, 31 janvier 1830, 7mars 1830, 9 janvier 1831, consacrées à la reconstruction du clocher. …

Le 7 octobre 1866, Monsieur Jean PEYRE, maire, fait part au Conseil de l’intervention d’un éminent mourièsen:

“A donné connaissance au Conseil du devis des réparations qu’exige l’église catholique de Mouriès, dressé sur la demande et gratuitement par Monsieur REVOIL, architecte du Gouvernement. Il a ajouté que monsieur l’Architecte lui avait fait espérer, d’une manière presque certaine, le secours de l’Etat dans cette circonstance. Il a donné ensuite lecture de la délibération prise par le Conseil de la Fabrique de l’église paroissiale par laquelle celui-ci s’engage à intervenir dans cette dépense pour une somme relativement considérable (375 francs, versement annuel pendant quatre ans) et a invité cette assemblée à approuver le devis dont il a parlé.

Le Maire, Jules MILLAUD, réunit le Conseil, le 12 février 1893, pour le mettre au courant de ses activités relatives à l’église et à une question de Monsieur PAUL, répond :

« Qu’à la date du 8 janvier dernier, ayant appris d’une manière tout à fait indirecte que la voûte d’une des chapelles de l’église avait cédé sur un point et que d’un des reliefs du sommet d’une des colonnes, il s’était détaché un bloc de pierre qui aurait pu tuer ou blesser gravement plusieurs personnes présentes quelques minutes avant l’accident. Accompagné de monsieur LOYLANE., maçon, il alla à l’église cour se rendre compte des dangers qu’offre la situation actuelle et des mesures qu’il convenait ce prendre dans l’intérêt public.

…des réparations de cette importance ne doivent jamais être exécutées sur l’initiative d’un simple maçon, mais bien d’après le plan d’un architecte afin de prévenir tout accident, de protéger les ouvriers occupés aux réparations et de mettre ainsi à couvert la responsabilité de la municipalité et de la Fabrique. Ainsi, le lendemain 11 janvier, exposait il, par écrit, cette situation à monsieur l’Architecte \IERAN qu’il invitait à Mouriès afin d’étudier l’affaire sur place et de nous donner sans retard un rapport avec plans et devis. La réponse de l’Architecte ne se fit pas attendre et nous attendons toujours les résultats des études de cet homme de l’art dont la venue sur les lieux fut retardée par les grands froids. Par conséquent, dit le Maire, en terminant, si d’ores et déjà le Conseil ne peut statuer utilement sur la dépense que ces réparations comporteront, il a au moins la satisfaction d’avoir pris sans perdre un instant toutes les précautions ordonnées an pareilles circonstances”

Le tremblement de terre du 1 juin 1909.

Le 13 juin, le Maire, Jules MILLAUD, met au courant le Conseil des dégâts constatés ainsi que des initiatives et des mesures qu’il a prises pour parer au plus pressé.

“A part des lézardes de faibles importances à quelques habitations et à la mairie, seul le clocher de l’église communale a été démoli par les secousses sismiques et peut-être en même temps par une commotion électrique, ses décombres qui menacèrent deux de vos collègues, ont causé des dégâts à l’église et au presbytère dont certaines parties offrent un danger public auquel il convient de remédier immédiatement. A cet effet le Sous Préfet, avisé hier matin par mes soins, délégua hier encore dans l’après-midi, monsieur IMBERT, agent voyer, pour se rendre compte de l’importance des dégâts et fournir un rapport ad hoc.

Il faut attendre 1965 pour que notre église revienne dans les préoccupations du Conseil Municipal.En effet le 6 juillet: Monsieur le Maire, André BLANC, expose:

“Toute la basse pente de la toiture située au nord de l’église présente de graves défectuosités entraînant des dégradations à l’intérieur de l’église. Il serait nécessaire d’effectuer les travaux de réfection complète de cette toiture en première urgence.

16 mai 1979: Maître Jean-Louis CODACCIONI

“Notre attention a été attirée sur la vétusté de la toiture de l’église, propriété communale, et notamment celle de la nef qui présente le plus de défectuosités.Nos modestes ressources ne nous permettent pas d’effectuer d’importantes réparations à cet édifice. Néanmoins, il est urgent et nécessaire de refaire la partie centrale afin qu’elle ne se détériore davantage.Le devis le plus favorable prévoyant cette réfection avec fourniture de 1000 tuiles rondes s’ élàve à la somme de 15.000 francs. Je vous propose d’accepter le devis présenté par monsieur DUREAU Edgar, Entrepreneur en maçonnerie à Mouriès et de solliciter l’aide financière du Département.Oui cet exposé à l’unanimité des membres présents, le Conseil Municipal accepte le devis qui leur est présenté et autorise le Maire à régler le montant qui en découlera.”

Après l’église : le presbytère.

Maître CODACCIONI : 4 novembre 1981.

Notre attention a été attirée sur les dégradations de l’immeuble communal attenant à l’église servant d’habitation au Curé de notre Paroisse. A la suite de la visite des lieux effectuée par notre service technique, il résulte, outre le ravalement des façades et le remplacement des menuiseries extérieures, il serait urgent et prioritaire d’effectuer la réfection complète de la toiture de cet édifice.

quelques photos pour illustrer tout ce propos :

l’église avant le tremblement de terre de 1909 :

l’église avant les travaux de 2018 :

         

 

Les mouriésens ont ainsi toujours tenu à remédier aux dégâts infligés par le temps et les éléments à cet édifice. Car c’est leur Eglise, et ils la construisirent à leurs frais. On peut penser que son architecture fut le reflet de leur personnalité qui les incitait à la vouloir grande et belle.

Elle est belle, elle est grande. (C’est la plus grande de l’ancienne communauté des Baux.)

Aussi, depuis deux cents ans qu’elle existe, de combien de mouriésens par « sa grand campano » a t’elle annoncé la venue au monde, la première communion, le mariage ou encore, par son glas, la disparition de l’un d’eux.

De combien d’événements heureux ou malheureux a t’elle été le témoin ?

De combien de mouriésens a t’elle réglé la journée de labeur par ses sonneries, qui sont le battement de cœur du village ?

Enfin nous croyons fermement que le message qu’elle dispense par la voix de son clocher est:

« Mouriésens aimez vous les uns les autres. »

Est elle toujours entendue ?…

Pourtant elle persévère.

Yves ARTHUS – 1994-1995.

 

Suite au document de Yves ARTHUS, signalons d’autres grands travaux sur les structures de l’Eglise en 1994 1995 sous l’égide de Jacques CAUSSE, Maire à l’époque, avec l’aide d’une souscription publique, d’une subvention du Conseil Régional et de celle des Services de la Culture d’Aix en Provence.

S’y est adjoint, par la suite, l’aménagement de la place de l’Eglise

Le pyramidion des années 1910-1912 est resté ainsi jusqu’au début 2018 où, à l’occasion de travaux de réparation de la toiture, le clocher ayant été inspecté et observé en état « dégradé » il a été « enfin » restauré comme à l’origine ! Ce clocher restauré a été béni par le Père Joseph VETTOONICKAL, actuel Curé de l’Unité Pastorale de la Vallée des Baux.

L’intérieur de l’église Saint-Jacques, sa disposition et son mobilier sont loin d’être sans valeur artistique ou esthétique.

Parmi les tableaux, on peut y admirer «Apparition d’un ange à Saint Roch», huile sur toile signée de J-B CORNEILLE, fin XVIIe siècle .Tableau donné par le Roi à l’Église de MOURIES en 1822.(Classée monument historique par arrêté ministériel du 7 mai 1998).

A noter : 2 fresques dans la quatrième chapelle Sud :

Présentation Jésus au Grand Prêtre

Remise Rosaire à St Dominique, 2 chiens aux brandons

Enfin,à signaler, à gauche de l’autel, la plaque commémorant la mission à Mouriès de St Eugène de MAZENOD, fondateur des Missionnaires de Provence dits « Oblats de Marie Immaculée » et qui devint Évêque de Marseille(1837) Il a été béatifié en 1975.

Eglise Saint Pierre-es-Liens de Fontvieille

  Au Moyen-âge, les habitants de la région de Fontvieille pour lesquels Arles était difficilement accessible, disposaient de nombreux lieux de culte dont nous conservons les vestiges, à St Victor, St Pierre de Coutignarde, à Castellet, St Pierre d’Entremonts, et le mieux conservé, la chapelle St Jean.
En 1670, Fonvieille fut érigée en paroisse du diocèse d’Arles avec son église et son curé.
La 1ère église sur le site actuel, date de 1695, elle a ses dimensions définitives avec sa façade, dès 1765 et l’autel actuel fut construit en 1876 ; la tour de l’horloge fut reconstruite en 1867.
En 1792, la commune de Fontvieille devait voir le jour, et la paroisse fut dessaisie de son rôle de gestionnaire du bien public.
Il est intéressant de noter qu’au cours du 18ème siècle, trois prêtres furent natifs de Fontvieille et 3 autres Fontvieillois furent ordonnés au 19ème siècle, mais depuis, la crise des vocations semble plus grave que dans d’autres paroisses.
La révolution ayant aboli les 4 corporations de Fontvieille , plusieurs confréries furent crées au 19ème siècle, celle de St Eloi pour les agriculteurs, celle de St Marc pour les vignerons, celle de la Bonne Mort, celle des demoiselles sous la protection de Sainte Philomène, celle de St Symphorien pour les carriers, et celle de St Joseph pour les menuisiers, maçons et charrons.
La 1ère Kermesse remonte à 1949 et le cérémonial du pastrage fut institué pour la messe de minuit 1950.
Au cours des âges la population a tenu à honorer des saints par des sanctuaires en action de grâces des bienfaits reçus : Oratoire de St Jacques sur la route du Paradou, Oratoire de St Roch et St Victor sur la route d’Arles, Oratoire de St Roch à l’est du village.

La chapelle des Trémaïe

La chapelle  Trémaïé se situe sur le flanc Est en dessous du château des Baux de Provence.

Le dernier dimanche de mai, en écho au pèlerinage annuel des Saintes Maries de la Mer, la barque conservée dans l’église St Vincent est amenée en procession à la chapelle des Tremaïes, en contrebas du château, et devant laquelle est célébrée la messe.
Ce pèlerinage nous rappelle l’arrivée, dès le début du premier millénaire, des premiers chrétiens en Provence, début d’une évangélisation de l’Europe qui se poursuit encore.

Le temple de Mouriès

Au début du XVIIe siècle, on compte une soixantaine d’églises prêchant la doctrine de Calvin en Provence. Après divers Édits (de Nantes, de Fontainebleau et de Tolérance), en octobre 1803, Bonaparte fait décréter que les 250 protestants de la Vallée des Baux et les 50 d’Eyguières forment une église rurale, dont le chef-lieu sera Mouriès. La construction du temple est commencée le 1er juin 1823. Sa consécration a lieu le 25 août 1824.
Aujourd’hui, il ne reste plus qu’une trentaine de protestants à Mouriès où sont célébrées régulièrement mensuellement des offices.
Chaque année, les communautés Catholique et Protestante célèbrent un office en commun pour la semaine de l’Unité (fin janvier), une fois à l’Église St Jacques, une fois au Temple.
L’inscription gravée sur le fronton du temple pour sa consécration, est le texte de la devise de l’Église réformée de Genève « Post Tenebras Lux » (la lumière après les ténèbres). On la voit gravée aux Baux (datée de 1571), cette devise témoigne d’une filiation directe entre la vieille église baussenque et le temple de Mouriès.