Les traditions

La vie de nos villages a, depuis des siècles, été rythmée à la fois par les fêtes du calendrier chrétien et par les saisons. Ce n’est plus tout à fait le cas maintenant; Il n’empêche, certaines traditions restent vivaces en Provence et notamment en vallée des Baux. En voici un bref aperçu.

En premier lieu, il faut évidemment mentionner le pèlerinage des Tremaïe, aux Baux de Provence. Le dernier dimanche de mai, en écho au pèlerinage annuel des Saintes Maries de la Mer, la barque conservée dans l’église St Vincent est amenée en procession à la chapelle des Tremaïe, en contrebas du château, et devant laquelle est célébrée la messe.
Ce pèlerinage nous rappelle l’arrivée, dès le début du premier millénaire, des premiers chrétiens en Provence, début d’une évangélisation de l’Europe qui se poursuit encore.

Ensuite, tout au long de l’année, et plus particulièrement concentrées sur les mois d’été, ce sont les fêtes votives de nos villages qui se déroulent : St Jacques à Mouriès, St Martin au Paradou, St Pierre et St Paul à Fontvieille, Assomption du 15 août à Maussane …. les traditions tant républicaines que festives (notamment tout ce qui a relation au cheval et au taureau) ont maintenant une place prépondérante dans l’esprit des habitants. Pourtant, il ne faudrait tout de même pas oublier le sens initial et notamment les aspects liturgiques … (on a pu voir des programmes de festivités qui avaient oublié de mentionner la messe !)

Les évènements traditionnels liés à la ruralité et notamment aux déroulement des saisons et leurs manifestations sont une troisième composante de nos traditions chrétiennes, car chacun a un enracinement chrétien ou au moins une traduction chrétienne. On peut citer notamment la Carreto Ramado, la fête des olives vertes, la bénédiction des huiles d’olive, le feu de la St Jean ou bien encore la bénédiction des chevaux. …

Enfin, quelques éléments plus spécifiques sont aussi l’occasion de manifestations chrétiennes. La messe des « amis de Charloun Rieu », au Paradou, début octobre, en est l’exemple vivant, en hommage au poète Charloun Rieu, ami de Frédéric Mistral et félibre lui même.

Toutes ces fêtes et notamment les célébrations associées, font largement appel aux chants traditionnels en provençal, dont la maîtrise se perd progressivement cependant, malgré un travail acharné de plusieurs de nos paroissiens très attachés à la « lengo nostro ».

On ne peut terminer cette brève revue sans mentionner les messes de Noël, et les pastrages associés. La messe de la nuit, aux Baux de Provence, en constitue un élément essentiel ainsi que l’ensemble des crèches dans nos églises.

N’oubliez pas, gens de nos villages, comme chers amis de passage, que notre culture est d’abord chrétienne. Il ne s’agit pas de se replier, envers et contre tout, sur un passé révolu, mais de s’appuyer sur ce qui a été, et continue d’être notre fondement à la fois spirituel, sociétal et social !

et comme le dit le chant : « Prouvençau e Catouli » …